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Troubles sur Valha

 

Introduction

Un des personnages se réveille à l’hôpital, il est entouré par les autres membres de l’équipe. La mémoire lui revient lentement. Il se souvient :

il est sur la planète Valha,
il vit avec ses compagnons chez un certain Wens Vennak,
il a été coincé dans une émeute dans le secteur 18, en se rendant au Bureau Central d’Investigation des Secteurs,
il est actuellement en mission.

Le médecin confirme qu’il a bien repris connaissance, et qu’il n’a aucune lésions à la tête, malgré le violent coup qu’il a reçu. Il lui faudra toutefois 2 à 3 jours pour récupérer tout à fait la mémoire.  S’il demande des explications concernant la mission, les autres lui rappelle pourquoi ils sont là.

Acte 1

Scène 1 : Remember Comega

Alors qu’ils entraient en salle de briefing, le major préparait un écran géant. Il leur dit :

"Notre contact local sur Valha, nous a contacté pour faire part de son inquiétude. La capitale, Preiss, est depuis quelques temps le théâtre d’événements bizarres et dramatiques. Mais regardez plutôt… "

Il branche alors la Tri-D, et des images d’actualités défilent sur l’écran : émeutes, suicides collectifs, attaques, etc… Le plus étrange est que les personnes responsables de ces actes semblent provenir de milieux très différents. Les commentaires des journalistes sont très critiques vis-à-vis des autorités locales. En effet, depuis plusieurs décennies, Valha vivait en paix. La délinquance existait certes, mais pas un tel degré de violence.

Le major reprend la parole : "Vous allez vous rendre sur place, et vous présenter au BCIS (Bureau Central d’Investigation des Secteurs), vous aurez des couvertures de jeunes recrues de la police locale. Votre mission, découvrir ce qui pousse ces gens à la violence. Bonne chance, et n’oubliez pas, Vie et Dignité…"

Scène 2 : Le Service M

Matériel personnel :

Paralysant camouflé en stylo (7 doses, 2 recharges)
Une lampe stylo
Des accréditations et faux papiers

Matériel commun :

1 nanordi
1 kit de serrures
1 AST

Scène 3 : Back to Valha, Prise de contact au BCIS

Lorsqu’ils se présentent, ils sont inclus au service d’intervention de première ligne. On leur fournit 1 laser de poing, 1 paralysant lourd, un picordi (mini-nanordi indiquant le plan de la ville, faisant également office de trivision/communication Tri-D) et une combinaison (gilet pare-balles, bouclier et casque de protection, avec communicateur intégré) par personne. Ils reçoivent également un laser lourd et un antigrav rapide. Le chef du service attend les résultats des dernières autopsies. Un briefing sera organisé le plus vite possible. Ils seront de service pendant 4 cycles (8 heures), pendant la période de nuit. Ils ont quartier libre le reste du temps.

Alors qu’ils patrouillent dans le secteur 18, un appel radio signale une bagarre grave dans un squat, dans le quartier 12 du secteur. Une foule est regroupée devant un taudis de 8 étages, une majorité de badauds, mais également des habitants du squat et des journalistes de la trivision (ndlr : il faudra, tout au long du scénario, insister sur l’omniprésence des journalistes. Partout où ils iront, ils seront là, et seront très envahissants. Cela risque de très vite les agacer).

Une ou deux questions aux squatters leur apprendront que deux des leurs Zino et Karwi, sont devenus comme fous. Avant qu’ils n’aient pu réagir, ils s’étaient transformés en maniaques homicides. Il resterait encore une dizaine de personnes à l’intérieur.

Le squat est un très vieux bâtiment en ruine, de 8 étages de haut, construit il y a plusieurs siècles. Il est très délabré, les planchers et les cloisons sont défoncées et pourries. Par contre, les escaliers sont encore praticables. Il y a très longtemps que les puits antigrav ne fonctionnent plus. Les murs encore debout sont couverts de tags et de graffitis obscènes.

Les personnages vont devoir intervenir, car les secours tardent à venir, et la situation semble se dégrader à l’intérieur du bâtiment. Ils doivent se méfier car les deux compères sont violents et rusés. Ils ont pris plusieurs squatters en otage, et n’hésiteront pas à les éliminer. Ils sont armés de pistolasers et de grenades. Lorsqu’ils seront capturés, ils ne pourront parler. Ils sont totalement hallucinés, drogués à mort. S’ils les fouillent, ils découvriront des petites gélules bleues. Ils ne leurs restent plus qu’à attendre un fourgon pour embarquer les deux larrons. Le reste de la nuit se déroule sans incidents. Ils peuvent prendre un petit déjeuner et aller se coucher.

Scène 4 : Briefing

Le lendemain, les PJs sont invités à se présenter en salle de briefing. S’y trouvent le Chef des Secteurs, un officier des narcotiques (le sergent Karm Henta) et d’autres agents. On leur indique que les gélules retrouvées sur les 2 hommes, hier soir sont une nouveauté dans le marché de la drogue. On n’en connaît pas les effets, mais elles sont de bonne manufacture, ce qui implique qu’elles n’ont pas été fabriquées dans un laboratoire clandestin. On leur demande de s’occuper de l’affaire.

Acte 2 : L’enquête

Scène 1 : au bureau

Ils peuvent consulter les rapports des autres patrouilles de ces dernières semaines. Il y en a plus ou moins une centaine, provenant de tous les quartiers du secteur. La majorité des cas sont des inconnus retrouvés dans la rue, sans papiers, complètement amnésiques. Un cas intéressant : un type qui s’est jeté d’un pont (littéralement "envolé") sur une des voies rapides en contrebas. Il avait sur lui un paquet entier de gélules. Un dernier rapport est intéressant, un nommé Jenz Darner a été admis il y a deux jours à l’hôpital, complètement imprégné de cette substance. Il a été retrouvé allongé sur un trottoir du quartier 11.

Scène 2 : Le Squat, bis

Le squat abrite une population hétéroclite, composée de jeunes délinquants (mineurs), de drogués, et de clochards. Deux choix sont possibles pour l’interrogatoire : la force ou la persuasion. L’entrée en force avec interrogatoire violent est à déconseiller. Toutefois, s’ils le décident ainsi, il faudra les pénaliser en ne leur donnant qu’une partie des renseignements. L’autre solution est la persuasion. Il suffit de s’infiltrer et de distribuer quelques Orgwills par-ci par-là. Parmi les témoignages, on peut recueillir ceci :

Un groupe de jeunes délinquants, drogués à mort, a acheté des gélules bleues vraiment pas cher à un grand type, sec, au visage coupé au couteau, petite moustaches et cheveux gris. Il n’a pas donné son nom. Il a dit qu’il repasserait. Zino et Karwi, les deux forcenés de la veille lui ont également acheté des gélules (ils sont dealers). Il faudra beaucoup de patience pour leur extirper ces quelques mots, car ils sont vraiment loin.
Naro, un jeune voleur à la tire, un dur à cuire, est le gardien de la cage de l’ex puits antigrav. Personne ne peut monter ou descendre (par une corde) sans son autorisation. Il faudra l’intimider pour qu’il parle. Il a entendu une conversation entre le vendeur et Karwi. L’homme s’appellerait Ost. Ils auraient parlé du "Black Cat". D’autres membres du squat parleront de Zino comme étant leur dealer. Ils sont très nerveux et irritables car le manque commence à se faire sentir.

Scène 3 : le Black Cat

Derrière ce nom se cache un centre d’hébergement pour les déshérités et les clochards. Ils apprendront rapidement qu’il se trouve à 300-400m du Squat, dans une rue du quartier adjacent. Cet établissement a "bonne" réputation (du moins, honnête). Le médecin qui s’en occupe, le docteur Lyle Lars, les recevra très sèchement, mais répondra à toutes les questions qu’ils poseront. Il y a en effet un bénévole parmi les personnes qui travaillent pour le Black Cat qui correspond à la description fournie. Il s’appelle Ost Kalbau. Il pourra leur donner son adresse. Ca fait un moment qu’il n’est plus venu au centre, d’ailleurs… Le reste du personnel (personnes de tout âge, se proposant d’aider les malheureux, en leur prodiguant des soins, et en leur fournissant de la nourriture), ne pourra rien ajouter. Ils ne se connaissent pas vraiment.

Scène 4 : Interlude et fugue

Alors qu’ils sortent du Black Cat, ils reçoivent un appel sur le picordi, on signale une prise d’otages, sur la voie express 43. Des terroristes ont séquestré des enfants dans un bus antigrav (transport en commun). Ils veulent qu’on libère les dealers de "nuages", faute de quoi ils feront sauter le bus (ndlr : inspirez-vous de "Speed"). Les médias sont sur place avant eux, et ils sont en force. Le bus roule le long de la voie express. Il faudra l'attaquer en marche, en veillant bien que les journalistes ne filment pas toute la scène, car les terroristes ont la trivision à l’intérieur, et pourront voir venir. Il n’y aura pas de négociations possibles, ils sont totalement perdus. Après leur arrestation, ils subiront des analyses montrant qu’ils ont des traces de la substance bleue dans le sang. Encore un fait à verser au dossier.

Scène 5 : Chez Ost Kalbau

L’adresse fournie par le docteur mène à un immeuble de logement de classe aisée. La voisine (une petite vieille assez sympathique, bien que méfiante) dira qu’il a déménagé il y a déjà plusieurs semaines. Il n’a pas laissé d’adresse. Le seul moyen de retrouver sa trace est de se renseigner auprès de la pègre locale. Contre monnaie sonnante et trébuchante, l’un d’entre eux reconnaîtra Kalbau et avouera lui avoir vendu des faux papier au nom de Klar Gab. Une petite recherche au bureau central permettra d’obtenir la nouvelle adresse. Il vit dans un autre immeuble de niveau moyen, dans le quartier 23. L’option de l’intervention violente à l’appartement ne serait pas bonne. En effet, Ost/Klar n’est pas très courageux, il préférera se suicider (il a un pistolaser, qu’il cache derrière le canapé du salon) plutôt que d’être pris par la "police" (et devoir ainsi affronter les foudres de son employeur). La meilleure solution est de le filer et de mettre sur écoute le vidéophone et sa connexion web. S’ils le prennent vivant (par ruse, dans la rue, par exemple), il racontera, sous la menace, son histoire. Il a été contacté par un employeur (qui ne s’est pas présenté), qui lui propose 10000 orgwills par mois, pour vendre des gélules bleues, le "Blueberry", à un maximum de personne. L’argent récolté devait être versé sur un compte à la banque NRW, le dernier jour de chaque mois.

Scène 6 : la Banque

La banque sera très discrète sur l’identité de la personne qui a ouvert le compte. Ils pourront obtenir un nom : "Siewa Dewi" (l’équivalent local de John Smith ou Jean Dubois, autrement dit, un faux nom). Le plus simple est de placer la banque sur écoute, et de forcer Kalbau a déposer l’argent à la banque (ou de prendre sa place). Le surlendemain du dépôt, un appel téléphonique demandera le transfert de l’argent vers un autre compte, ouvert au nom de Zast Lagen.

L’appel a été passé d’une cabine dans le quartier 10. Petite enquête sur Zast Lagen, il est un des administrateurs du laboratoire de recherches LEWAS. Ils ont un lien avec un grand laboratoire, qui pourrait très bien être à l’origine de ce trafic. Toutefois, ils n’ont pas de véritables preuves. En effet, Lagen peut seulement être un grossiste qui achète de la drogue et la revend à des dealers… Ils seraient bien avisés de continuer l’enquête, car arrêter Lagen ne serait pas suffisant.

Scène 7 : A l’hôpital

L’autre piste les mène à l’hôpital du quartier 7. Jenz Darner est dans un coma profond, apparemment irréversible. Ce qui est certain, c’est qu’il ne saurait plus parler. Il est maintenu en vie par des machines. S’ils prennent des renseignements, ils apprendront qu’il habitait une maison dans un des quartiers luxueux de la ville. C’était un "golden boy". Une fouille chez lui révélera qu’il possédait quelques gélules de drogues douces (non prohibées). On peut également y trouver un picordi contenant plus d’une centaine d’adresses, et son agenda personnel. Ils verront qu’il sort actuellement avec une certaine Jiha Derpo (un mannequin, très jolie, mais très bête qui ne sait rien). Ils apprendront également qu’il fréquentait beaucoup un club à la mode : le Mayflower.

Scène 8 : presto vivace

Cette scène doit intervenir au moment où ils se rendent au MayFlower. Ils reçoivent un appel sur le picordi leur signalant un attentat terroriste dans le Quartier 3, le bar le MayFlower vient d’être soufflé par l’explosion d’une bombe. Il y a plusieurs dizaines de victimes. Sur place, après la circonscription du feu (qui prendra plus de deux heures), ils pourront fouiller les décombres. Ils retrouveront quelques traces de Blueberry. Le directeur de l’établissement a été tué dans l’attentat. Il n’y a donc plus de piste…

Acte 3 : Une aide inattendue

Scène 1 : Appel anonyme

(ndlr : l’acte 3 ne peut commencer que lorsqu’ils auront exploré toutes les pistes, et qu’ils commenceront à patauger dans l’enquête).

Alors qu’ils rentrent de patrouille, ils reçoivent un appel au Bureau Central. Une personne qui ne s’est pas présentée veut leur parler personnellement au sujet des événements de ces derniers jours. La voix est trafiquée par nanordi. "Allo, Si vous voulez des renseignements, je vous donne rendez-vous au bar du palace le BG, ce soir à 23h30. Vous demanderez Monsieur, et l’on vous guidera".

Scène 2 : Le BG

C’est un superbe palace du secteur 22 (très smart, et fréquenté uniquement par une clientèle triée sur le volet : stars de la trivision, hommes politiques de renom, etc...). Ils feraient bien de s’habiller "correct", s’ils veulent pouvoir entrer sans problèmes, et surtout, discrètement.

Ils demandent "Monsieur" à la réception. Le garçon passe un appel vidéo, et leur demande de patienter dans le petit salon. La maison offre un rafraîchissement pour patienter. Au bar du salon, un jet de remarquer détail pour apercevoir des bouteilles d’alcools qui leur sont familières : whisky, vodka et cognac, etc… (Mais que font ces bouteilles si loin de leur planète natale ? Ils l’apprendront plus tard). Autre constatation, il n’y a pas de personnel robotique (exception faite pour l’entretien, ce qui est très rare pour un hôtel).

Après un quart d’heure, un groom vient les chercher et les conduit à un puits antigrav. Il utilise un passe spécial, qui ouvre l’accès au dernier étage, la suite étoilée. Sortis du puits, ils se retrouvent dans le hall de la suite. La porte de la pièce principale s’ouvre et une voix leur demande d’entrer. Ils sont dans un living, sous le ciel étoilé. En effet, Les murs et le plafond sont complètement transparents. Un homme se tient debout, devant une baie vitrée.

Il se retourne, et se présente : Bjornvald Guggenheim. Un jet de mémoire et de pègre pour les personnages, et ils peuvent se souvenir que Guggenheim était un Méga renégat qui a eu de gros problèmes avec la justice il y a quelques années (il s’était enrôlé dans une organisation maffieuse galactique, "Les Maîtres de l’Ombre". Grâce à l’efficacité de l’équipe des Vikings, il fût arrêté et jugé. Mais, il réussit à s’enfuir de sa prison en même temps que le leader d’une escouade de pirates retenu prisonnier). S’ils posent des questions, il leur explique qu’il a compris ses erreurs, et qu’il veut faire table rase du passé et commencer une nouvelle vie. Surtout pour l’être qui compte le plus dans sa vie, sa fille, Sondra. S’ils demandent comment il sait qui ils sont, il dira être bien renseigné (en fait, il connaît bien le méga local, ce qui explique les bouteilles d’alcools provenant de la terre). Il leur expliquera également qu’il ne veut plus avoir à faire avec COMEGA.

Il explique que sa fille, qui travaillait comme assistante du professeur boshaan dans le laboratoire de recherche LEWAS, un grand laboratoire pharmaceutique, a disparu. D’autres membres sont également portés manquants. Il soupçonne la LEWAS de fabriquer cette nouvelle saloperie de Blueberry, et sur que sa fille a refusé de travailler pour eux. Ils doivent la séquestrer quelque part. Ce laboratoire se situe dans le secteur 59, une zone industrielle située à l’extérieur de la capitale.

Scène 3 : Le Labo

Le laboratoire se trouve dans les sous-sols de l’usine. Les médicaments y sont complètement produits, en parfaite autonomie. Une partie du laboratoire est utilisée pour la production du Blueberry. Cette zone est surveillée et strictement interdite à toute personne n’ayant pas d’autorisations. Plusieurs solutions sont possibles pour entrer dans le laboratoire. Les mégas peuvent se faire passer pour des industriels prêts à acheter une grande quantité de médicaments, ou voulant présenter du nouveau matériel,… Les dirigeants leur feront visiter les laboratoires (Un jet de vigilance et remarquer détail leur permettront de remarquer le sas d’entrée vers la zone interdite). C’est là que sont séquestrés les "rebelles". Les mégas auront intérêt à agir vite, car ils seront éliminés dans les deux jours. L’idéal serait de prendre le directeur en flagrant délit dans le laboratoire. La deuxième solution est de se faire passer pour le service d’entretien du laboratoire. Cette fonction a l’avantage d’être discrète et permet une filature facile. S’ils sont perspicaces, ils apprendront qu’une grosse livraison aura lieu dans deux jours.

Epilogue

Le plus simple est d’obtenir un mandat du chef des secteurs. Une descente sera effectuée, ils pourront y participer. Il faudra agir vite, afin que les otages ne soient pas tués. Il faudra également poursuivre le directeur. Une petite course poursuite en antigrav dans les rues de la ville (comme dans un bon film d’action). La fille de Guggenheim est saine et sauve. Le papa en sera reconnaissant à vie. Les mégas seront toujours les bienvenus dans son palace. Une chambre leur sera toujours accordée. Toutefois, il espère qu’ils ne parleront pas de lui aux instances de Coméga…

A Suivre…

 

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Dernière modification : 17 septembre 2000